ATA, 2020

30 x 24 cm x 2 / 33 x 22 x 2 cm / 32 x 20 x 2 cm

ATA, 2020

23,5 x 29 x 2 cm / 31 x 22,5 x 2 cm / 32,5 x 23,5 x 2 cm

ATA, 2020

33 x 23 x 2 cm / 31,5 x 22 x 2 cm / 37 x 26 x 2 / 36,5 x 25 x 1,7 cm / 34 x 23 x 2 cm / 33 x 24 x 2 cm /

38 x 28 x 1,5 cm

ATA 

2020, résine, sable, gypse, mica, dessins graphite sur papier.

Crédit photo : Charlotte Heninger

Dès lors que j'ai posé le pied sur le sol chilien, à l'aéroport de Calama, la porte du désert, sans réseau, sans connexion, sans notion du temps, en plein décalage horaire, je me suis sentie chez moi. Comme si je rejoignais un foyer depuis trop longtemps abandonné. Nous avons traversé ce désert en pick up à la tombée du jour, naissance de la nuit. Toutes les couleurs de l'univers se sont succédées pour accueillir la voie lactée. Je ne me suis jamais sentie aussi accueillie que par cette immensité spatio-temporelle.

En résidence durant trois semaines dans le désert d’Atacama au Nord du Chili, j’ai entamé une série de dessins, à la graphite sur papier. In situ, d’après nature durant de longues heures sous le soleil du désert, j’ai expérimenté un certain écoulement du temps entre les volcans millénaires et les chaînes de montagnes. Au delà des pierres et des fragments - ces dernières éclatent sous la force du soleil - on trouve des os, des pierres semi-précieuses, des morceaux de céramique. Le désert est un lieu de vie mais aussi de mort, sépulture des communautés locales. Au gré de longues marches, on peut découvrir des sites mortuaires ouverts aux vents et à quiconque foule ce sol. Chaque élément pétrifié dans le sel et la sécheresse se transforme en minéral. Le bois devient pierre, l’os devient pierre. Le sable du désert contient surement un certain nombre d’histoires d’êtres humains, d’animaux et d’insectes, de pierres et de plantes. La série est composée de 17 dessins, fossilisés dans la résine.

Prix sur demande

© 2017-2020  Charlotte Heninger